La commune : histoire, patrimoine et culture

Histoire

Officialisation des armoiries de la Commune

On entend parler de Saint Paul du Bois vers l’an 1100, qui correspond à la création du Prieuré « Sanctus Paulus a Bosco » situé sur un immense terrain entre la Fougereuse (aujourd’hui en Deux-Sèvres), Vihiers et St Hilaire du Bois.

« Sanctus Paulus » (Saint Paul) fut le titre donné par le Père Abbé en charge du Prieuré à cette époque. On ajouta « a Bosco » parce que le pays était recouvert d’une immense forêt, d’où le nom de notre village : Saint Paul du Bois.

Au début, Saint Paul du Bois était un terrain marécageux recouvert d’une épaisse forêt, avec quelques habitations éparses qui ne formaient pas de bourg.

Au cours des siècles, les marais furent asséchés, la forêt défrichée pour permettre le développement des cultures sur une terre peu fertile car très argileuse, mais offrant de bons pâturages propices à l’élevage.

Après la révolution de 1789, Saint Paul du Bois a connu les épisodes des Guerres de Vendée, et afin de défendre leurs convictions religieuses, les Saints Paulais se joignirent souvent à l’armée vendéenne.

Un patrimoine religieux important témoigne de cet attachement et de cette tradition : de nombreux calvaires, l’église construite au XIIe siècle, le chemin de croix conduisant à la Chapelle de Haute Foy construite vers le XIIIe siècle et qui accueille encore aujourd’hui plus de 2000 pèlerins le 15 Août.

Film d'archives

Fêtes dans les années 1950, archives vidéo de la famille Glémain

Depuis les années 1950, Saint Paul du Bois connaît une vie associative très dynamique dont la création par l’Abbé Moreau de l’Association d’ Éducation Populaire (A.E.P) en 1954 est la plus représentative (dans les mêmes temps sont créés le basket , le foot, Familles Rurales…).

La construction du « Patro » (salle du théâtre) baptisé la « Source », à la force des bras des St Paulais en 1956 en est un vibrant exemple.

Aujourd’hui, l’A.E.P possède une collection de plus de 12 000 costumes et 2 000 décors de théâtre et joue deux pièces de théâtre tous les ans :

  • une pièce dramatique entre le 15 janvier et le 15 mars, sur une 20aine de représentations ce qui représente jusqu’à 6 000 spectateurs.
  • une pièce comique entre le 15 mars et le 15 avril, sur 10 représentations, qui rassemble plus de 2 000 spectateurs.

La période estivale voit un bon nombre de saint paulais et de nombreux visiteurs profiter des bienfaits de notre environnement natuel et rural :

  • l’aire naturelle de la Fontaine de Boisdon qui offre les possibilités de camper, de pêcher, de se baigner (aire naturelle de baignage surveillée), de se détendre, de pique-niquer…
  • les sentiers de randonnée pédestre et VTT qui permettent de découvrir la commune et son patrimoine, ses panoramas, son calme…
  • le géocaching, attraction ludique et populaire

La Chapelle de Haute Foy

 

Sanctuaire modeste mais assez fréquenté, dédié à Notre Dame, situé sur une petite colline à 1,5 kms du bourg sur la route de La Plaine.

On ignore l’origine du culte de la Vierge mais plusieurs hypothèses sont plausibles :

– Christianisation d’un Sanctuaire païen à une époque pendant laquelle l’Église avait tendance à « baptiser » les lieux de culte païen.

– Ce qui est certain, c’est que vers l’an 1100 en venant y fonder le Prieuré Saint Paul, les moines d’Orvault ont constaté un culte de la Vierge sur la colline.

Donc culte antérieur à 1100… Par ailleurs, comme la première évangélisation remonte à 350-400 environ, on peut dire que cette dévotion pourrait très bien remonter à cette époque, donc entre 400 et 1100 ce qui n’est pas très précis en réalité!

La Légende de la Chapelle de Haute Foy.

Un berger constate qu’un boeuf ne mange pas, mais se porte à merveille, se contentant de lécher une pierre.

Le berger aurait soulevé cette pierre et découvert la statue!

Belle légende, mais pas très originale puisqu’on la retrouve à Beauchesne, Les Gardes, et sans doute bien d’autres lieux de pèlerinage.

 

 

L’origine réelle de la statue.

Cette statue qui trône au-dessus du Maître-Autel aurait été commandée par les moines, et exécutée par un artisan (disons plutôt par une artiste locale), et daterait du 14e-15e siècle environ.

Les vitraux.

La chapelle possède deux vitraux consacrés aux guerres de Vendée qui datent de 1957.

On les doit aux ateliers Barthe-Bordereau.

Au bas du premier, on peut lire : « En 1795 Massicot, chef de quartier à St Paul et quelques chasseurs de Stofflet endurcis par la guerre menacent l’abbé Bouchet qui leur a rappelé certaines règles de morale chrétienne ».

Au bas du second, on peut lire : « Mère ton fils a pardonné, apprends-moi à l’imiter ». Jean Bénard capitaine de la paroisse de St Paul et le garde-française Essioux montrent à la Rochejaquelein, Stofflet et leurs soldats le martyre de notre région. 1793-1794″.

L’Église

 L’ Église actuelle date de 1830-1840, l’ancienne Église (du XIIè siècle) ayant été détruite pendant la Révolution de 1789, comme la plupart des Églises de la région.

Le clocher de style classique date de 1870.

L’Église présente une jolie voûte arrondie, un grand choeur et une absence de piliers qui auraient masqué la vue de l’autel, avantage incontestable pour les diverses célébrations.

Statistiques et évolution de la population depuis 1790

Années Population
2020 592 hab
2016 624 hab
2015 631 hab
2014 631 hab
2013 630 hab
2005 571 hab
1999 562 hab
1990 591 hab
1982 615 hab
1978 627 hab
1968 717 hab
1954 755 hab
1946 874 hab
1936 895 hab
1921 807 hab
1911 928 hab
1901 958 hab
1851 1 070 hab
1790 1 149 hab